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Journal Extime de Max Memmi - Page 38

  • La Loi et l'Histoire, nouvelle réflexion

    Décidemment, cette question, qui devient de plus en plus d'actualité, continue de m'interpeler.
    A la réflexion, ce n'est pas simple. Il faut , pour faire avancer le débat , se mettre d'accord sur le sens du mot écrire.
    Qu'entend -on par écrire ? Au sens propre du mot, la loi ne peut pas naturellement "écrire " l'Histoire, puisque la loi se situe en amont de l'Histoire. Ce sont bien les hommes qui au travers soit de romans construits sur des trames historiques ( plus ou moins rigoureuses du reste) soit à travers d'essais documentés ,c'est le travail de l'historien. Il est évident que l'on attend de l'historien qu'il ait un regard objectif et neutre et se contenter de mettre en forme de manière lisible les informations provenat de sources indiscutables. Donc , dans ces conditions, on devrait dire, en effet,  que ce sont les historiens qui écrivent (au sens littéral) l'Histoire.
    Mais, cela dit , l'historien se contente de faire revivre l'histoire en la retranscrivant, si je puis dire, le plus honnetement possible.
    Mais je reviens à préesnt à ma réflexion initiale, c'est bien la loi qui va déclencher et quelquefois bouleverser le cours de la vie des Hommes  jusqu'à induire leur comportement et modifier ainsi leur histoire dans le bonheur ou le malheur. Les congés payées et le corollaire des vacances, la diminution du temsp du travail et consécutivement et progressivement la mise en place d'un véritable espace-temps -loisirs totalement nouveau dans la vie des Hommes.Le droit à une retraite payée. Etc...
    Et pour leur malheur, la liste serait, hélas, également longue, en bref, disons toutes les lois iniques discrimatoires envers telle ou telle catégorie d'individus ou de groupe d'individus qui ont  pour but de manière tout à fait arbitraire(l'abus de de droit ) de limiter voire d'interdire certains droits civiques entrainant une privation partielle ou totale des libertés reconnus aux autres citoyens...Et cela n'arrive pas seulement en temsp de guerre.

  • Mazarine et le dixième anniversaire de la mort de François Mitterrand

    Comme tous les matins , lecture , grâce à Internet, de la presse nationiale et internationale.
    Dans une interview au quotidien portugais Dioro de Noticia Mazarine déclare que : " ...La nouvelle génération politique n'est pas à la hauteur de l'ancienne....Aujourd'hui, la politique est comme un métier, elle a cessé d'être liée aux leçons de la vie, d'être quasiment une mission humaniste, on a perdu la volonté de changer la vie et le monde.Les politiques sont tous formatés..."
    Je ne suis pas loin de partager les réflexions de Mazarine , qui est maintenant une jeune femme de trente ans ,
    (mère et agrégée de philo et qui s'oriente, probablement, vers le métier d'écrivain)  que les épreuves ont mûri, ce qu'elle a vécu n'est tout de même pas banal et évident.
    Les politiques sont , en effet, trop obnibulés par leur carrière et la prise du pouvoir.  Et à cela s'ajoute un égo et une vanité démesurés .Ainsi , par exemple aucun des candidats à l'élection présidentielle ne se retirera de la compétition même ceux dont les chances sont nulles

  • Le théatre , un espace jubilatoire

    Avec un sujet plutôt sinistre, la collaboration d'une entreprise allemande à la construction et à la maintenance des fours crématoires réclamés par le régime nazi pendant pluis de dix ans de 1933 à 1944, Marc Dugowson m'a apporté beaucoup de bonheur avec sa pièce "Un siècle d'industrie" , un texte cinglant où l'horreur flirte avec le sexe et l'humour . En racontant la vie de "gens très ordinaires" devenus par la force des choses(éviter le chamage à tous prix) des industriels au service du génécite des juifs, des  communistes, des homosexesuels et autres minorités génantes, l'auteur , grâce à la rencontre avec Paul Golub, ( un américain qui vit en France)  metteur en scène plein de talent et huit excellents comédiens , le Centre dramatique national de Pierre Pradinas , a réalisé un magnifique travail.
    J'ai eu la chance , et le plaisir,  de déjeuner , deux jours avant, avec Marc Dugowson et Paul Golub, que j'ai chaudement félicité à la fin de la représentation , j'ai même eu droit à une accolade très chaleureuse de Paul.
    Si vous pouvez voler une heure et demie à votre emploi du temps, ne manquez pas d'aller voir cette pièce de théatre, il y a des représentations tous les jours , sauf le lundi jusqu'au 27 janvier inclus, c'est réellement jubilatoire .

  • Dix ans déjà

    Comme on pouvait s'y attendre, toute la presse ouvre largement ses colonnes à François Mitterrand et plus à l'homme qu'au Président qui a été à la tête de notre pays pendant 14 ans.Tout y est , de l'éloge dithyrambique au jugement le plus négatif, les opinions de ceux qui l'ont trop admiré comme de ceux qui l'ont trop détesté sont exagérés.
    Si je devais m'amuser au jeu,de la seule qualité ou du seul défaut à retenir, je répondrais, quant à moi, que Mitterrand était aussi cultivé que pervers, qu'il était donc capable d'atteindre des sommets d'intelligence  et de lucidité mais tout aussi capable de  tomber dans les tréfonds de la bassesse .
    Jean-Daniel écrit dans le numéro spécial du Nouvel Obs que je viens de recevoir et dont 24 pages sont consacrées à Mitterrand"...je ne pouvais ignorer le caractère clanique, sinon mafieux de sa fidélité en amitié, l'indulgence amusée qu'il avait pour la canaille et l'allégresse vindicative avec laquelle il piégeait ses adversaires..." Je pourrais relever beaucoup d'autres propos qui se contredisent et s'annulent entre eux, mais n'est-ce pas cela , précisèment , Mitterrand?

  • Le quasi

    Il porte à longueur de mois un pantalon en velours marine très dense, presque noir, aux plis parfaits, précousus, qui tombent comme des arêtes, de sa taille au milieu de ses chaussures poitues et éternellement vernies, brillantes comme des miroirs.
    Il a sur le crane une masse de cheveux indéfinissable, peut-être comme une chataïgne mure ou une chevelure de poupée, les boucles figées, presque collées, jamais un poil rebelle ou dressé en épi.
    Comme s'il fallait faire ressemblant, mais à quoi ? Mais surtout il faut que cela tienne. Tout est prothèse en lui, les minis micros au fond des oreilles, les lentilles plaquées sur les globes oculaires, les deux machoires... Tout est propre comme des sous neufs. Retirées le soir, nettoyées et rangées dans des gobelets séparés pour être retrouvées le lendemain matin, il démonte et il remonte, il sait qu'il est fait de toc.
    Il arrive avec un sourire total, exhibant sa denture parfaite, d'une blancheur éclatante, il serre toutes les mains, très fort, il plaisante, raconte vite ses histoires du jour extraites de son almanach Vermot, éclate de rire avant les autres, une pirouette et repart comme un pantin.
    On se croirait en face d'un homme de cire à qui l'on a donné la vie et qui veut se persuader qu'il est bien vivant, mais c'est un quasi.
    Je le croise tous les jours et de temps à autre il consent à me dévoiler une partie de son mystère.