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Journal Extime de Max Memmi

  • La mort de Jerry Lewis

    Je me souviens bien de ce pas de danse totalement improvisé que nous avons fait ensemble dans le hall de l'opéra Garnier, un jour de gala au profit de la ligue contre le cancer, dans le tout début des années 80. Je m'étais trouvé nez à nez avec Jerry Lewis, dont j'avais vu tous les films et dont j'ai toujours adoré l'humour. Je lui avais lancé un "héllo Jerry! " et aussitôt, Jerry Lewis, un large sourire aux lèvres, m'a tendit les bras en s'exclamant" héllo my dear!" et dans les regards amusés du public, main dans la main, et pliés en deux , nous avons fait quelques pas de danse hilarants, agrémentés de maintes révérences aux spectateurs qui trainaient dans les couloirs. Mon épouse a eu l'heureuse idée d'immortaliser ce moment magique et quand je revois cette photo, j'aperçois parmi quelques personnalités Simone Veil drapée dans une longue et ample robe noire, qui sourie poliment à ce charmant spectacle. J'ai raconté cette scène dans un de mes romans, en page 172 et 173 " Les femmes de Jean" paru chez Orizon-Paris en décembre 2015

  • Gonzague Saint Bris

    Choqué et très attristé par la mort soudaine et brutale de mon ami Gonzague que je devais retrouver chez lui pour déjeuner lors de mon prochain passage à Paris. J'aimais cet homme extravagant, un peu fou aussi, mais si intelligent et humain, aimant rire et faire aussi un peu le clown mais si attachant. Je partage la peine de ses proches.

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  • Un gouvernement d'union nationale

    Le gouvernement d'Edouard Philippe, notre nouveau Premier ministre, formé le 18 mai, représente pour la première fois dans l'histoire de la 5e république un vrai gouvernement d'union nationale, puisqu'il est constitué de 4 ministres issus du parti socialiste, 3 ministres issus du parti LR, 3 du Modem, 2 du PRG, 2 du mouvement En marche et 9 ministres issus de la société civile plus 4 secrétaires d'Etats. Un gouvernement très ouvert donc, paritaire et resserré. Pourquoi, au cours de ces trois dernières  semaines, les médias n'ont-ils pas jugé de se faire l'écho de cet événement important? Plutôt que de revenir sans arrêt sur d'autres nouvelles bien moins importantes?

  • Une belle leçon de démocratie.

    James Comey l’ancien directeur du FBI limogé par Donald Trump est interrogé aujourd'hui en direct par une quinzaine de  membres du Sénat, républicains et démocrates,  sur les conditions de son limogeage le 14 mai en liaison avec les ingérences russes dans l’élection présidentielle et notamment les raisons exactes pour lesquelles il a été limogé.
    James Comey affirme que le président Trump a proféré des mensonges sur et l’aurait même diffamé, lui et son équipe au sein du FBI. Les nombreuses demandes du président sur cette enquête étaient pour le moins dérangeantes. L’ancien directeur du FBI affirme qu’il n’a aucun doute sur cette ingérence des russes.  Ce  témoignage, en direct, qui est une très belle leçon de démocratie, même s’il a été très dur envers le président des Etats unis, n’est pas assez puissant et déterminant pour déclencher une procédure de destitution de D.Trump. Mais il est prévu encore que James Comey soit auditionné, cette fois-ci  à huis-clos par un nombre beaucoup plus restreint de sénateurs et là d'autres révélations plus explosives pourraient être proférées car sur de nombreuses questions, James Comey répondait ne pas pouvoir apporter de réponses publiquement. Ce qui ressort de cette première audition est que, décidément, ce nouveau président des Etats-Unis d'Amérique est un bien curieux personnage.
    A suivre…

  • Macron et les anciens

    Jean-Pierre Raffarin interrogé ce matin par Bourdin sur la chaine de télé BFM, a fait, comme à son habitude en des termes modérés et plein de sagesse, une analyse lucide de la situation à quatre jours des élections législatives. J’aimerais commenter tous ses propos, mais je me contenterai simplement de trois phrases :

    1/ Il a dit : « Ce n’est pas un empereur que nous avons élu mais un président. » Encore que, j’imagine bien le bel Emmanuel Macron en tenue d’empereur avec une couronne de laurier autour de la tête.

    2/ Il a dit : « On peut remercier Emmanuel Macron d’avoir stoppé l’ascension de Marine Le Pen. » Je pense que ce n’est pas son plus grand mérite. Marine Le Pen a été tellement médiocre dans ses interventions que d’autres candidats notamment Alain Juppé ou même François Fillon (malgré les boulets qu’il trainait) aurait battu Madame Le Pen avec le même score de 66%. N’oublions pas que face à Jean-Marie Le Pen autrement plus coriace, Jacques Chirac avait remporté l’élection avec 82% des voix.

    Il est vrai aussi que J.M Le Pen faisait beaucoup plus peur aux français que sa fille et ceux qui l’entourent aujourd’hui. 

    3/ Il a dit : « Le calendrier électoral fait que la présidentielle dévore la législative. » C’est ce que disent en gros avec leurs propres discours, mais aussi avec bien plus d’aigreur, la plupart des ténors des autres partis politiques. Sont-ils conscients de leurs contradictions ? Il faudrait tout de  même comprendre ce qu’ils veulent ? Car après la victoire de Macron il y exactement un mois, ils n’ont eu de cesse de nous expliquer que la véritable élection, la plus significative, ce sera celle des législatives et d’affirmer qu’ils gagneront ces dernières et que Macron- dont ils respectent par ailleurs la légitimité (sic) – sera tenu à une cohabitation. Et comme tout laisse prévoir aujourd’hui que notre nouveau Président de la République disposera avec son seul parti : « La République en marche. » d’une très large majorité, ils essayent de nous convaincre que les dés sont encore pipés. N’ont-ils pas enfin compris que les Français, d’une part en ont assez de ces deux grands partis droite/ gauche qui passent leur temps à s’opposer violement, comme des ennemis au fil des alternances aussi scandaleuses que monotones, que cette notion de majorité et d’apposition , la plupart des français n’en veulent plus, et que d’autre part, ils sont fatigués de revoir depuis des années, pour certains des décennies,  les mêmes hommes et femmes à l’Assemblée nationale et au Sénat. Ce que nous voulons c’est une grande recomposition du monde politique, c’est-à-dire le retrait de cette vie politique des plus anciens. Je dois reconnaitre que plusieurs d’entre eux semblent l’avoir compris, puisqu’ils ont annoncé qu’ils ne se représentaient pas. Je les félicite pour leur sagesse. Jean-Pierre Raffarin en fait partie puisqu’il a déclaré ce matin à Bourdin qu’il avait d’autres projets en dehors de la politique et qu’il fallait laisser la place aux nouvelles générations. Bravo !

    Quant à moi, je me suis beaucoup investi dans cette campagne pour que E.M ( E.M = En marche,  mais également Emmanuel Macron, bien sûr !) l’emporte car je suis convaincu que cet homme jeune, intelligent et courageux sera capable de trouver les solutions à la plupart des problèmes dont souffre notre pays. Et même si je ne partage pas tout son programme un peu trop libéral à mon sens, je dois convenir que les choix qu’il a faits et qu’il a définis avec clarté, sont indispensables à mettre en œuvre.