Le retour à la maison,étourdissant, vertigineux. Tout me paraît trop grand. Ces espaces, ces volumes, ces murs couverts de livres, meubles étranges qui paraissent trop nombreux et inutiles. Mais le parc, ah, le parc, il m'attire comme une amoureuse. Malgré la grisaille du temps, qu'il est bon de déambuler dans mon parc. Entendre le murmure de cette nature qui est en train de muer. Voir se balancer dans le vide les grosses feuilles jaunes de l’Érable, symbole du Canada, celles plus légères mordorées de mes chênes majestueux plusieurs fois centenaires, aux tronc noueux comme des pachydermes. De répondre à mon tour, par une caresse, un mot d'amour à chacun de mes arbres, à chacun de mes arbustes, à chacune de mes plantes. Y frotter mon visage et surtout mon nez quand je sais que je vais être gratifié par des parfums si odoriférants. Celui de la Menthe, celui de la Lavande qui m'abandonne quelques grains azurés, celui du Thym, de l'Eucalyptus, du Laurier Sauge...Le parfum très fort des fleurs des orangers du Mexique. Je salue l'arrivée tardive d'une fleur de Cosmos, félicite les magnifiques bouquets de Géranium pour leur tonicité face au froid et au vent, m' émerveille devant l'Olivier nain qui vient de donner naissance à deux olives, et j'en oublie, ma mémoire me joue des tours, encombrée par ces doses de Morphine, d'Opium et tant d'antalgique et d’analgésique, que je peine à évacuer...
Peu importe, bonjour la vie !
Journal Extime de Max Memmi - Page 29
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Déambulations...Bonjour la vie...
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Le vote des étrangers aux élections municipales
Je trouve bien étrange les raisons mises en avant par les oppossants à ce projet qui figurait parmi les promesses du candidat Hollande quand on sait que déjà les ressortissants de 27 pays peuvent user de ce droit en France, simplement parce-qu'ils font partie de la Communauté européenne...
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Il faut savoir laisser les mots vivre leur vie et se débrouiller
ci-dessous des mots jetés ce matin en vrac comme du bric à brac:
H u m e u r
de Max Memmi
Jets de mots, et bien davantage?
Maudire et ne dire mot ?
Maux d'hiver et divers mots ?Quand l'aile prend son envol
et qu'un petit sait prend sa place,
alors la douleur devient douceur...
sans queue ni tête ? Voire...
Quand l'âme perd son aime
et qu'un petit haine survient,
l'âne noir n'est pas loin...
Absurde et ridicule...
A bas le Peu Zenter,
vive le Paul Tronc...
Hi, hi, hi...
Prèm, bis, ter, lune, sol-air...
Abra, cata-bras, abra, le corps...
Jets d'ancres sur une mère possesive..
Père ou impair ?
Voilà , il faut quelquefois laisser les mots vivre leur vie et se débrouiller et s'emmeler entre eux sans trop s'en méler soi-même.
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L'élégance de l'hiver...
Dans quatre jours et sept heures, l'automne cédera la place à l'hiver pour trois nouveaux mois, les règnes des saisons sont en effet très courts, puisque l'année ne concède qu'un seul petit trimestre à chacune des saisons...En attendant, après avoir sorti ses griffes, le temps d'une petite répétition, l'hiver a l'élégance de se montrer discret...Et l'automne joue du trombone entrainant la valse des feuilles ravies de leur autonomie, la terre se gorge et s’enivre de pluie alors que le ciel noir menace encore de se rompre fragilisant les immenses chênes dont les racines dénudées menacent leur fondation.il s'agit là d'un petit texte qui vient de naître de la contemplation de la nature qui s'offre à moi , devant la baie vitrée de mon bureau et qui semble me prendre à témoin de la vie intérieure qui l'agite, tel un gigantesque être humain digne de Vishnou, ce dieu de la stabilité du monde qui entretient la vie et la création.
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L'épopée de Gilgalmesh
Je reviens sur la note précédente où il était question de Gilgalmesh.
Jean Daniel le situe à deux mille ans avant Jésus-Christ. Gilgamesh est connu pour son célébre épopée (où se trouve le premier récit du déluge) qui a d'abord été connue par les tablettes de la bibliothèque d'Assurbanipal à Ninive puis, par la suite, de nombreux fragments de toutes les époques ont complété ce texte magnifique texte.
Gilgamesh héros sumérien, roi d'Uruk, du IIIe millénaire (selon le dico Hachette) est l'un des principaux héros de la mythologie mésopotamienne. D'après le Petit (sic ! s'agissant d'un gros volume de 2000 pages de grande dimension, 20 sur 30) Larousse illustré, ses poèmes épiques mésopotamiens sont rassemblés en un récit unique vers le XVIIIe s.av.J.C, appelé l'épopée de Gilgamesh, du nom d'un roi plutôt légendaire d'Ourouk. Ouf !
Enfin, ayant moi-même il y a une dizaine d'années découvert cette belle histoire traduite par Bottero et diffusée dans un ouvrage édité par Gallimard en 1992, j'ai emprunté récemment une phrase "La vie sans fin que tu cherches, tu ne la trouveras pas!" pour l'introduction du chapitre 21 intitulé "Le voyage" qui débute à la page 128 de mon dernier roman", Les chemins croisés du corps et de l'esprit.