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société - Page 4

  • Les 35h en question.

    Alors que le chomage atteint encore plusieurs millions de nos concitoyens, puisque nous n'arrivons pas à créer suffisament d'emplois pour satisfaire tous ceux qui souhaitent travailler, les politiques- et Fillon le premier- veulent supprimer la loi sur les 35h pour augmenter la durée de travail de ceux...Qui travaillent déjà! J'affirme que c'est une aberration alors que notre avenir est dans le partage, parce qu'un chômeur coûte très cher à la société, à tous points de vue, et pas seulement financier.  

  • Du culte de la personnalité et de ses perversions

    Il faudrait qu'un grand journal prenne l'initiative de lancer un appel à tous les médias pour que le nom de Nicolas Sarkozy ne soit plus écrit dans la presse ni prononcé dans les autres médias au moins , par exemple , pendant une semaine . Nous sommes dans un état de sur-saturation de lire et surtout d'entendre son nom à longueur de journée comme le font la plupart des journalistes en appuyant de manière grotesque sur son prénom comme si cela devait représenter un intérêt quelconque pour les simples citoyens que nous sommes . Certes , il s'agit de notre Président de la république et à ce titre, il agit et conduit les affaires de notre pays , il est donc normal que les médias en parlent et même quotidiennement , mais pourquoi ne pas écrire et dire simplement le président de la république ?

    Cette remarque vaut d'ailleurs également pour tous les autres acteurs qui tirent les ficelles de notre vie dans tous les secteurs : est-ce vraiment nécessaire de privilégier les noms des intervenants , souvent du reste au détriment des fonctions qu'ils occupent ?

    Il est vrai que cette habitude de mettre en avant les hommes plutôt que leurs fonctions n'est pas propre à la France ; partout l'homme a besoin d'un chef, voire d'une idole à vénérer , le culte de la personnalité semble incontournable, il me fait admettre , même si cela m'agace prodigieusement, que pourvoyance et dépendance ont toujours fait bon ménage . Ne dit-on pas de ceux qui admirent certains artistes ou sportifs ( on dit aujourd'hui des vedettes, ou plutôt des stars  ! ) qu'ils sont des fans ? Et oublie-t-on que fan est le diminutif de fanatique ? N'est-ce pas effrayant ?

    En revanche , ceux qui soutiennent et encouragent toujours les les sportifs d'une même équipe dans les stades sont appelés des supporters , le sens du mot supporter ne prête-t-il pas à sourire ?

  • La France des "invisibles"

    La France des "invisibles "


     Stéphane Beaud, sociologue et enseignant à l'Universioté de Nantes, qui vient de codiriger "La France invisible " avec Joseph Confavreux et Jade Lindgaard aux éditions La Découverte, a accordé un entretien au Nouvel Observateur ( tout dernier N° ) .
    A la question de Martine Gilson : " Qui sont ces français "invisibles " ?
    Sphane Beaud répond, je cite :" Nous voulions sous-titrer ce livre "enquête sur un pays en situation d'urgence sociale." Nous avons cherché à comprendre pourquoi, depuis le 21 avril 2002 jusqu'au non à l'Europe, le décalage était de plus en plus grand entre ce que vivent les français et la réalité perçue par les élites.Ces "invisisbles " sont des gens qui, dans leur coin et le silence, vivent diverses situations de souffrance sociale. Prenons des exemples.A la Poste, près d'un tiers des salariéssont des vacataires.Ils n'ont pas la garantie de l'emploi qu'ont les titulaies.Ils bouchent les trous, ont des missions d'une journée, voire d'une demie journée, qui parfois sont renouvelées pendant plusieurs années.Les "préssurisés", ceux qui , au jourle jour, dans leur travaux d'usine ou d'employés, sont de plus en plus soumis à des cadences infernales et en tombent malades.Il ya "les invisibles "qui souffrent des effets de la précarité due à la mondialisation et d'autres dont le sort dépend de la transformation du travail.
    A la question : " Que vivent ces invisibles, concrétement ,
    Il répond : " Sur le plan matériel, le sentiment de précarisation continue les empêche de construire leur vie, de se projeter dans l'avenir, en même temps,ils subissent des formes plus ou moins brutales de no-reconnaissance sociale qui entament leur estime d'eux-mêmes. Beaucoup se sentent méprisés, pis, se méprisent....

    Il serait bon d'avoir des témoignages concrets et d'élargir ensemble le débat.

    Je sais, en tous cas, que c'est au coeur des préoccuaptions de Ségolène.


    Max Memmi

  • Sur la démocratie

    Je n'ai pas pour habitude de reprendre intégralement un article de presse, mais dans le contexte actuel , il m'a paru intéressant de relever ce qui suit:




     
    ....    Il est un constat sur lequel tous les élus, de droite comme de gauche, devraient se retrouver : la démocratie connaît un grave malaise. Les scrutins du 21 avril 2002 (avec une abstention de 28,4 % à une élection présidentielle et la qualification de l'extrême droite au second tour) et du 29 mai 2005 (où, en disant non au référendum européen à 54,87 %, les Français ont désavoué les principaux partis de gouvernement) ont confirmé l'étendue de cette crise de confiance dont le populisme peut faire son miel. En mars, un sondage TNS-Sofres a montré que pour 69 % des personnes interrogées les hommes politiques ne se préoccupent pas "de ce que pensent les gens".

    Ségolène Royal, qui fait de la démocratie participative le "troisième pilier" de l'exercice du pouvoir, a le mérite de rechercher des solutions innovantes pour venir à bout de ce "désamour à l'égard des politiques". Même si sa proposition de jurys de citoyens a besoin d'être affinée, elle est, dès à présent, expérimentée de diverses façons en Grande-Bretagne, en Belgique, à Berlin et à Porto Alegre. Il est donc pour le moins abusif d'y voir, selon la formule de Laurent Fabius, l'expression d'"une espèce de populisme qui (...) ferait le lit de l'extrême droite". Celle-ci fait son lit tous les jours de l'aggravation de la fracture démocratique et de la défiance à l'égard des élus.

       

        Dans le projet socialiste, le PS ne préconise-t-il pas "une démocratie plus directe" et le renforcement de l'initiative citoyenne au moyen de pétitions qui devraient recueillir un million de signatures dans trente départements. Or il peut y avoir plus de germes de populisme dans un référendum d'initiative populaire - on imagine ce que cela pourrait donner sur des sujets comme la sécurité ou l'immigration - que dans un jury de citoyens dès lors qu'il n'est pas "un instrument punitif ou de coercition", comme l'indique la note préparée par l'équipe de Mme Royal, mais plutôt un élargissement du "cercle des professionnels de la participation".

      

        Les bons apôtres qui fustigent les jurys de citoyens et qui y voient, c'est selon, la résurgence des "sans- culottes de 1793", celle des gardes rouges de la révolution culturelle chinoise, voire celle des héritiers du général Boulanger ou de Pétain, devraient raison garder. Il fut un temps pas si lointain où, pour la gauche, le summum de la démocratie directe s'appelait l'autogestion. Aujourd'hui, la démocratie participative, qui rejoint la préoccupation d'une partie de l'extrême gauche et des altermondialistes sur la "société mobilisée", est moins utopique. Encore faut-il que Mme Royal, à partir du principe selon lequel "les gens ne s'intéressent à la politique que si la politique s'intéresse à eux", lui donne plus de cohérence et démontre que, loin de déstabiliser la démocratie représentative, la démocratie participative peut l'enrichir et la renforcer.


    Article paru dans l'édition du MONDE du 27.10.06.
  • Entracte

    J'ai aimé le propos, d'un lecteur comme moi de notre quotidien local ( journal , par ailleur sans grand intérêt, où sur +ou- 25 pages - excusez du peu - je n'en retiens vraiment que 4  ) dans le cadre d'une petite rubrique "Propos d'un jour , je vous la livre, pour mes amis, nombreux, qui ne lisent que des quotidiens nationaux,
    je cite : " S'il vous plaît, juste une minute d'attention entre l'audience médiatique du juge Burgaud, les réactions suscités par les caricatures de Mahomet,  les débats houleux à l'Assemblée Nationale pour faire adopter en force la loi sur le CPE. Oui, juste une minute pour vous rappeler que ces derniers temps , l'actualité a aussi du talent. D'abord en nous révélant, à Vilhonneur, dans le nord de la Charente, une grotte mystérieuse vieille de 27.000 ans, avec , sur l'une de ses parois, la peinture d'une main fraternelle tendue vers nous.Ensuite, en Papouasie, où a été découverte une forêt vierge peuplée d'animaux inconnus, une forêt merveilleuse dans laquelle chantent des oiseaux mangeurs de miel. Voilà, c'est tout, juste un entracte.On peut maintenant reprendre le feuilleton pathétique quotidien."  Fin de citation et sans commentaire.
     Sauf, pouratnt,  pour ajouter que je connais un autre lieu paradisiaque et plus facile d'accés que cette forêt vierge, il s'agit de l'iîe Rodriguez, une île minuscule à quelques 600 kms à l'ouest de La Réunion , où le temps semble s'écouler hors du monde au milieu d'une petite population totalement heureuse et toujours souriante...Mais jusqu'à quand?